
Une architecture écologique en Auvergne
La protection de l’environnement dans le secteur du bâtiment et en architecture, ce n’est pas une mode ou une posture. C’est une exigence technique, économique et éthique qui doit traverser chaque décision d’un projet ; du choix du site à la fin de vie du bâtiment, en passant par les matériaux, l’énergie, l’eau, la lumière et les usages. Architecte basé à proximité du Puy-en-Velay, j’inscris l’ensemble de mon activité dans cette démarche d’éco-conception, sur tous les projets que je conduis. Je fais partie du mouvement pour une frugalité heureuse et créative.
Cette page présente mon approche transversale : ce que signifie concrètement pour moi être un architecte écologique en Auvergne, engagé pour une éco-conception frugale, sociale et solidaire. Quels sont les principes que j’applique systématiquement, et comment cela se traduit dans les projets.
Ma vision de l’architecture écologique
Le bâtiment représente environ 25% des émissions de CO₂ en France et près de 45% de la consommation énergétique nationale. La construction et la rénovation sont donc des leviers majeurs de la transition écologique. Nous architectes, avons une responsabilité particulière dans la trajectoire collective. Mais l’écologie en architecture n’est pas qu’une affaire de carbone.
Ma conviction tient en quatre principes :
- Sobriété avant tout : un projet écologique commence par questionner la quantité. Faut-il vraiment construire ? Construire neuf ou rénover ? Quelle surface est nécessaire ? La meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas, le meilleur matériau est celui qu’on n’utilise pas.
- Matériaux justes : privilégier les ressources locales, biosourcées et de réemploi. Le matériau juste est celui qui répond le mieux au programme dans son contexte
- Ancrage territorial : un bâtiment écologique est un bâtiment qui appartient à son lieu. Climat, ressources, savoir-faire artisanaux, culture constructive locale, l’architecture écologique est forcément située
- Réversibilité et durabilité : concevoir des bâtiments qui durent longtemps, qui peuvent évoluer, qui peuvent se démonter et dont les matériaux peuvent être réutilisés
Comment cette démarche se traduit dans mes projets ?
Le bois local comme matériau structurel principal
L’Auvergne, et la Haute-Loire en particulier, est un territoire forestier important. Sapin, douglas, pin sylvestre y poussent en abondance et la filière bois s’est structurée autour de scieries et charpentiers locaux. Construire en bois en Auvergne, c’est la suite logique d’une culture constructive locale qui n’a jamais vraiment disparu (charpentes, colombages, planchers, bardages traditionnels).
La conception bioclimatique
Avant tout dispositif technique, un bâtiment écologique exploite intelligemment son site : orientation solaire, apports gratuits, ventilation naturelle, inertie thermique, protection des vents dominants. Ces principes ne coûtent rien, ils relèvent du dessin. Un projet bien orienté consomme 30 à 50% d’énergie en moins qu’un projet identique mal orienté. C’est le premier levier sur lequel j’agis sur tous mes projets.
Les matériaux biosourcés comme isolants
Paille, fibre de bois, ouate de cellulose, chanvre, laine de bois, terre crue, liège, la palette des isolants biosourcés s’est considérablement enrichie ces dernières années. J’intègre le plus souvent possible ces matériaux dans mes projets quand le contexte le permet, à la fois pour leur excellente performance énergétique, leur bilan carbone très favorable et leur compatibilité avec les bâtiments anciens.
Les performances énergétiques.
Je conçois des bâtiments performants, mais sans rentrer dans la course au label le plus contraignant. La RE2020 est aujourd’hui le cadre réglementaire, je veille à l’atteindre largement, parfois à la dépasser quand le projet s’y prête (niveau passif, BEPOS), mais je ne pousse pas un client vers le label le plus exigeant si son budget ou son usage ne le justifient pas. La sobriété s’applique aussi à la technique.
Sur quels types de projets ma démarche écologique s’applique-t-elle ?
Ma démarche d’éco-conception n’est pas réservée à un type de projet particulier, elle s’applique à toute mon activité :
- Maisons individuelles neuves en bois et biosourcés
- Rénovations de maisons anciennes en pierre avec matériaux compatibles
- Extensions et surélévations bois
- Petits équipements communaux (mairie, école, salle polyvalente, locaux techniques)
- Lieux de travail et locaux professionnels (ateliers, bureaux, commerces)
- Mobilier et design issu de bois local et de réemploi
Quelle que soit la nature du projet, je m’engage à appliquer une démarche écologique conséquente : matériaux questionnés, performances visées, ancrage local recherché, sobriété privilégiée.
Architecture écologique : éviter le greenwashing
Le terme « architecture écologique » est devenu galvaudé. Trop de projets se réclament « durables », « verts », « bas carbone » sans tenir leurs promesses techniques. Mon engagement consiste à pouvoir justifier chacune de mes décisions sur des critères vérifiables :
- Provenance et nature des matériaux : factures, certifications, traçabilité
- Performances énergétiques mesurées : calculs réglementaires et simulations thermiques
- Bilan carbone du projet : utilisation des outils ACV (analyse de cycle de vie) intégrés à la RE2020
- Choix techniques argumentés : pourquoi tel isolant plutôt que tel autre, pourquoi tel système plutôt qu’un autre
- Honnêteté sur les limites : un projet n’est pas toujours « 100% écologique ». Il y a des arbitrages, des contraintes, des compromis, et je préfère les expliciter plutôt que les masquer
Mes zones d’intervention
J’interviens principalement en Auvergne et plus particulièrement en Haute-Loire, ainsi que dans les départements limitrophes : nord de l’Ardèche, ouest de la Loire, sud du Puy-de-Dôme. Pour des projets particulièrement cohérents avec ma démarche, je peux intervenir plus largement en Auvergne-Rhône-Alpes.
Communes principales d’intervention : Le Puy-en-Velay, Espaly-Saint-Marcel, Aiguilhe, Polignac, Coubon, Brioude, Yssingeaux, Monistrol-sur-Loire, Langeac, Saint-Just-Malmont, Sainte-Sigolène, Tence, et l’ensemble du Pays du Velay, du Brivadois, du Livradois-Forez et du Mézenc.
Pourquoi me confier votre projet de construction bois ?
- Architecte HMONP, formé à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Clermont-Ferrand, spécialisé dès mes études en construction écologique et territoires ruraux.
- Formation continue régulière sur les matériaux biosourcés, le réemploi, l’ACV
- Mon Accompagnateur Rénov’ agréé — vous bénéficiez d’un interlocuteur unique pour vos aides MaPrimeRénov’ et un accompagnement structuré de votre rénovation.
- Approche transversale appliquée à tous les types de projets (logement, équipement, mobilier)
- Réseau de partenaires (scieurs, charpentiers, artisans, fournisseurs biosourcés) sélectionnés sur des critères écologiques
- Démarche transparente sur les honoraires, les délais et les choix techniques.
Questions fréquentes sur la construction bois
Un projet écologique coûte-t-il plus cher ?
Pas nécessairement, et pas systématiquement. Une conception simple et une adaptation précise du projet aux besoins des usagers n’entrainent presque pas de surcoût par rapport à une construction conventionnelle. Les surcoûts éventuels sont compensés par : (1) des aides spécifiques (MaPrimeRénov’, PTZ écologique, aides locales), (2) des économies d’usage importantes sur la durée de vie du bâtiment, (3) une valeur patrimoniale supérieure à la revente. À long terme, un projet écologique bien conçu coûte moins cher qu’un projet conventionnel.
Qu’est-ce que la RE2020 et faut-il aller plus loin ?
La RE2020 est la réglementation environnementale française pour les constructions neuves, en vigueur depuis 2022. Elle fixe des seuils de performance énergétique et d’impact carbone. La respecter est une obligation légale. Aller plus loin (label E+C-, niveau passif, BEPOS) peut avoir un sens pour certains projets, mais ce n’est pas une fin en soi. La vraie écologie tient autant à la sobriété et à la pertinence des choix qu’aux seuils techniques atteints.
Les matériaux biosourcés sont-ils durables dans le temps ?
Oui, à condition d’être correctement mis en œuvre. La paille en isolation tient plus de 100 ans (les premières maisons en paille françaises datent du début du XXe siècle et sont toujours en service). La fibre de bois, la ouate de cellulose, le chanvre offrent des durabilités comparables aux isolants conventionnels, voire supérieures dans certaines conditions, parce qu’ils gèrent mieux l’humidité. La clé est dans la conception (protection contre l’eau) et la pose (étanchéité, ventilation).
Peut-on vraiment construire en paille en Haute-Loire ?
Oui, parfaitement. La construction paille répond aux règles professionnelles validées (RFCP), elle est éligible à la RE2020, elle est assurable. J’ai conçu la maison de santé de Bains en ossature bois et isolation paille, qui est un équipement public. La paille est même particulièrement adaptée au climat de la Haute-Loire..
Démarrer votre projet en construction bois
Que vous portiez un projet neuf ou de rénovation, particulier ou collectif, équipement ou habitat, je vous propose un premier rendez-vous découverte pour échanger sur votre démarche et vos attentes. C’est l’occasion de poser les bases d’un dialogue exigeant et honnête sur ce que peut être une architecture vraiment écologique en Auvergne aujourd’hui.
Vous pouvez me contacter directement par le formulaire de contact du site, par téléphone, ou par mail.





